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D'abord c'est un grand feu, qui lentement s'apaise,
C'est un archet brûlant si douloureux parfois
Qu'il en froisse le cœur, quand il reste la braise
Alors gare aux tourments des insensibles froids.
Surtout ne pas dormir, l'amour est un long fleuve
Qui ne s'arrête pas, quelque soit la saison;
Le peu, lui est fatal, sans fondement, sans preuve
Il peut mourir d'un coup, la vie est sa raison.
Le notre est bien vivant, il accuse des heures;
A l'image d'un meuble il cache un vrai trésor;
Point besoin pour fleurir d'opulentes demeures,
Un clin-d’œil lui suffit, le désir c'est son or.
Depuis plus de seize ans s'envole ma pensée
Pour le sceau d'un serment auquel je crois toujours;
Ton lumineux regard c'est ma voûte étoilée.
L'amour est ce joyau dans son écrin velours
Je veux parler de toi ma mésange estivale,
Tu sais combien je t'aime, à la plume, à la voix,
J'ai le ton amoureux, l'encre sentimentale,
Je t'aime à en mourir, sans vouloir d'autre choix
Que celui de t'aimer; si j'écoute mon âme,
Sa messe, elle est pour toi, mon cœur, lui t'appartient,
Le ciel unit mon sort à celui de la flamme,
J'estime le sacré, tout en étant païen.
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