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Mon âme est blessée, telle une cavité,
Un creux que le temps a lentement sculpté.
Une brèche ouverte au milieu de ma nuit,
Où passent les silences que personne ne dit.
Ce n’est pas une plaie qu’un regard peut comprendre,
C’est un vide profond que je dois apprendre.
Un trou dans la lumière, un souffle qui vacille,
Un espace où mes forces se perdent et s’aiguisent.
Mais dans cette cavité, quelque chose respire,
Une braise minuscule qui refuse de mourir.
Car même les arbres creux abritent des renaissances,
Et les failles les plus sombres deviennent des clairances.
Mon âme est blessée, oui — mais elle tient encore,
Elle porte dans son creux la promesse d’un décor.
Et peut-être qu’un jour, de cette obscurité,
Poussera une branche que nul n’attendait.
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