|
Le temps dépose sur sa peau la poussière des saisons,
Il sculpte ses traits comme le vent sculpte la pierre,
Il trace sur son visage les chemins qu’elle a traversés.
Mais sa beauté intérieure, elle, ne connaît pas l’hiver.
Elle brûle d’une lumière que rien n’éteint,
Une clarté profonde, née de ses luttes,
De ses tendresses, de ses silences,
De tout ce qu’elle a donné sans jamais le dire.
Les années glissent sur elle comme l’eau sur une étoffe sacrée,
Elles n’emportent rien,
Elles révèlent.
Car la vraie beauté n’habite pas la jeunesse,
Elle habite la vérité.
Elle se cache dans la façon de regarder le monde,
Dans la douceur d’un geste,
Dans la force d’un cœur qui a survécu à tout.
Ma mère vieillit de l’extérieur,
Mais son âme, elle, devient un astre.
Plus les années passent,
Plus elle brille d’une lumière que le temps ne peut atteindre.
Sa beauté intérieure est éternelle,
Parce qu’elle est faite de ce qui ne meurt pas :
la bonté,
la profondeur,
la lumière.
|