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Ma pauvre crevette,
Votre petitesse d’esprit n’a d’égale que votre médiocrité.
Votre mesquinerie à l’état pur
Vous portera vers la vie minable
Que vous avez choisie.
Vos bassesses et votre mépris
À mon égard ne font que prouver
Votre jalousie maladive.
Quant à vos présents,
À point donné ne saurait reprendre
Si l’on en estime le coût,
Bradés sur des étals de brocante
À moindre prix.
Vivre aussi chichement…
C’est à présent que je vous rends la pareille :
Quelques pacotilles de bas étage
Ont fait naufrage aux ordures,
Tout comme vous me considérez.
Il en est de ma vie et de mon statut :
Vous proférez vos insultes en public,
Sans pudeur ni retenue aucune.
Avec votre consentement, chère amie,
Vous avez accepté mes écarts
Sans vous mentir impunément.
Vous étiez bien heureuse
De m’accorder quelque faveur.
À bon entendeur,
Sans vous méprendre,
Sachez vous taire à l’avenir
Et tournez donc sept fois
Votre langue de vipère
Avant de porter jugement
Sur ma personne.
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