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Les sonorités mélancoliques des harpistes de l'automne,
Fondaient nos coeurs,
par leurs arpeges monotones,
Meme l'ardeur du soleil
déclinait sous cette accablante noirceur.
La nature arborait sur ses frêles épaules,
son manteau de zibeline
dans toute sa splendeur,
Des nuées tenebreuses ,
tels des mauvais présages
qui accablaient la vie, et l'empyrée.
Si bien que s'ecoulait, un aflux de sanglots sinistres et amers,
Qui ne tardaient point a abreuver le coeur meurtri de la terre.
Le vent essaimait sur les arbres décharnés ,
sa mer courroucée.
Aussi les peupliers jaunes se ployaient
sous sa véhémence,
et parsemaient leurs parures d'or,sur la chaussée.
Sur nos côtes,
la mer dechainat son hostilite,
Nos falaises étaient échancrées par son inimitié démesurée.
Nos campagnes etaient sous l'étreinte funeste de la désertification.
Les gens sombraient dans la sulfureuse dipsomanie,
par desolation.
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