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N'entre jamais dans la maison des regrets
Il paraît qu'on y reste aux arrêts
Pris à l'encol, à la colle de sa mélancolie
Pourquoi m'apportez-vous ces fleurs séchées
Ces odeurs de campagne épousée par le soir?
Serait-ce le printemps qu'on allume sous mon soulier?
Je frémis, obscurément, dans mon récipient de vieil argent
La mémoire de l'eau, de l'eau si claire, qu'on y a mise en dépôt
Quitte mon corps, dans le refrain du chant, de ma demeure d'haleine.
Mon coeur, ainsi calorifugé, veut voir venir sa fenaison, sa venaison, en simple locataire de la terre.
Venez prendre avec moi une tasse de ce thé vert, qui soupire élégamment, en attendant le partage des eaux.
La toile est de Vladimir Neustrojev, Nature morte avec théière, 1998
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