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Le souffle de ces mots

le jeudi 31 août 2006, à 10:28. Posté par Naeja


    A l’inssoumi que je suis,
    A ces militaires, qui n’ont rien compris,

    Cela fait trois mois
    Que je contemple
    Ces quatre vingt seize carreaux,
    dix fissures,
    deux anneaux.
    et Arthur
    cloporte de son état
    qui fouine comme un rat.
    des quatre coins ce cette cellule,
    il détient
    tous les secrets
    mais revient.

    Le plafond m'écrase
    me réduit l'espace
    la vieille lampe dans le hublot
    est prisonnière
    la nuit descend doucement
    cinq quatre trois deux un, Zéro !
    La voila qui hurle
    de toute ses forces
    comme pour me rappeler
    qu'un jour de plus s'est écoulé....
    sur ces quatre mètres de long
    sur ces quatre mètres de large

    Cela fait dix mois
    Entre ces quatre murs
    décorés seulement par ce carré de ciel bleu
    je me demande si ce n'est pas le contraire.
    Le contraire ?
    Oui ! c'est le soleil qui est en prison!
    Libre, je suis libre!
    libre... de marcher
    sur ces quatre mètres de long
    sur ces quatre mètres de large.

    L'araignée est encore là
    dans le coin de ciel bleu
    sa toile illumine le tableau
    par ces perles arc en ciel
    les deux cloportes tourne toujours en rond
    sur ces quatre mètres de long
    sur ces quatre mètres de large
    Je suis libre
    libre de crier
    de tourner en rond
    de dormir , de rêver
    sans liberté...
    le lit enchaîné
    me contemple.
    sur ces quatre mètres de long
    sur ces quatre mètres de large
    L'araignée tremble
    Sur sa toile
    prisonnière
    une mouche gesticule.
    Les barreaux deviennent flous
    mes yeux s'embuent
    à fixer le soleil qui perce la pénombre
    je suis las.
    Là, assis à côté de mon ombre
    qui fidèle alliée
    me console en attendant demain.
    Le soleil s'est caché
    lumière voilée
    il est quatorze heure
    j'ai regagné ma torpeur.
    sur ces quatre mètres de long
    sur ces quatre mètres de large.

    A l’aube d’une date inconnue
    une feuille est entrée,
    balayée par le vent,
    jaune et ocre...
    Est-ce l'automne ?
    sans doute...
    peut-être...
    il y a si longtemps...
    quatre vingt seize carreaux
    trois barreaux
    une araignée
    deux cloportes
    Moi, emprisonné,
    sur ces quatre mètres de long
    sur ces quatre mètres de large.

    Le souffle de ces mots
    est mon cri de délivrance,
    d'évasion.
    Ces mots qui délivrent.

    Compil d'un temps incertain qui dura un certain temps.........

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commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
mélany le jeudi 31 août 2006, à 13:24
Magnifique...xxx

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