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Il est arrivé,
Ce matin.
Ebourriffé,
Les yeux éteints.
On aurait dit le Petit Prince de St Exupéry avec sa tignasse blonde, le regard en moins. Il nétait là que par son corps. Il avait le coeur ailleurs, perdu dans un désert se solitude, cherchant un regard à aimer. Je lui ai dit bonjour et il m’a regardé comme si je n’étais qu’une ombre parmi tant d’autres. Jai frissoné devant cette âme morte, comme si je venais de croiser un iceberg !
L’accompagnant dans sa chambre, je lui ai demandé à quoi il rêvait, quand il était seul, au milieu de nul part.
Aux avions que je construirais, pour voler au-dessus des forêts qu’on assassinent a-t’il murmurré, d’une voix douce comme une caresse d’une brise d’été.
J’ai plongé dans ses rêves comme pour m’extraire de ma vie. Les mains arrochées au manche à balai, les pieds bien en place sur les palonniers, les yeux sur l’horizon nous avons voyagés une partie de la nuit. Trois tours du monde avec escales sur des îles aux noms magiques, en des pays imaginaires.
Trois heures du matin, j’atterri en douceur, il s’est endormi. J’éteins la lumière et rentre me coucher.
Je crois qu’il a trouvé un ami.
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