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J’ai entrouvert ma valise ce soir
Il y avait belle lune que je n’avais pas déployé le manteau de ma souffrance
Mais pas hasard je me suis écroulée sur le tombeau de mon indifférence
Alors que moi, petite plume, n’ayant jamais écrit de mon sang
Je me révèle, a tous, par ces vieux parchemins défraîchis dû au cortège des souvenirs
Encré, en moi, que personne ne pouvait atteindre
Alors un soir
Par hasard
Je me suis retrouvée seule
Au rendez-vous de ma solitude
J’ai voulu me supplicier de mes maux, de mes regrets et de mon orgueil
Me coffrer à l’isolation
Pour oublier ma grand phase terminable du désespoir.
J’ai nagé jusqu’au grenier de la désinvolture
Et sonner à la porte du désintéressement.
J’ai entrebâillé ma valise ce soir, pour évacuer mon hostilité,
J’ai refermé la porte de la méfiance
Le refuge me sourit, ouvrant la porte du hasard
Un rayon lumineux égaya le portail
De l’entrée de ce bel oasis
Seul le chuchotis des mots me fit cri d’entrer et de m’asseoir
Regarder, évaporer, admirer, lire, relire
Inventer et en rêver.
Aujourd’hui je referme ma valise pour toujours
J’ouvre mon cœur à tous ces félibres
Je fais connaissance de gens merveilleux
Je m’engage humblement
Par amour, par simplicité et de par votre amitié
Un serment de fidélité
Un grand merci de m’accueillir aussi grandement
De me lire aussi souvent
De mon cœur, de ma tendresse et de ma douceur
Je vous offre tous ces rêves secrets
Mais souvenez-vous, quelqu'un pense à vous chaque soir avant de s'endormir
Et chaque fois ça le fait malgré tout sourire...
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