|
A la fin de sa vie elle avance à grands pas
Bien qu'elle use lenteur pour aller son chemin
Vers ces deux portes en bois qui annoncent trépas
Le corps en déhanché, vielle canne à la main
Le visage ridé, mais les yeux bien ouverts
Son esprit est alerte mais n'en fait qu'à sa tête
Trous de mémoire nombreux gâchent son univers
Trop de noms oubliés perturbent toutes fêtes
La maladie des vieux creuse en elle ses couloirs
Alzheimer est présent, il a pris ses quartiers
Elle est encore en vie, mais seule dans l'isoloir
Dans son fauteuil usé, elle attend ce moment
Ou l'éternel viendra sans la prendre en pitié
Une étoile posée sur fond de firmament
|