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Quand les poètes…
Quand les poètes s’en vont
Moi j’ai le cœur lourd
Quand les mots, cruels et durs, se font
Dans mon cœur je deviens sourde
Quand l’amertume prend place
Et que les mots deviennent de glace
Le ballottage se fait à la nage
Entre deux eaux troubles, on tourne la page
Quand les poètes s’en vont
Qu’ils plient même leurs bagages
Qu’ils retournent avec leurs maux
Moi je sens mon cœur en plein naufrage
Quand les poètes quittent la piste
Emportant leurs rêves tristes
Peut m’importe leur sagesse
Moi je les aime avec tendresse
Quand les poètes s’en vont
Je me berce d’effusion
Pensant très fort que l’amitié
Est plus fort que les maux écriés
Quand on aura pardonné
Quand on aura tout avoué
Il restera une plume rompue
Aux maux du coeur suspendus !
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