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J’ai mal aux poètes…
Je sens l’étau se comprimer
Dans ma peau humiliée
Une angoisse, ma gorge mouillée
Je ne peux plus absorber
L’effet de serre me comprime
Le poète est pressé dans ses émotions
La raison n’est que cloison
Sans raison dans la déraison
Le cœur se resserre, sous effet de serre
La terre se fait sombre et enveloppe la sphère
Moi je nage entre l’effet et je me suspens
L'angoisse s’aggrave par force majeure
Où es-tu la raison du cœur ?
Où es-tu la muse qui fut éconduit ?
Où te caches-tu mon ami perdu ?
Peut-on savoir ton effet de serre ?
Je sens l’étau se relâcher lentement
Le temps a fait ravage dans mon cœur
L’inhabitude se réinstalle lentement
Le sourire revient naître dans l’émoi
Je deviens plus légère et plus sereine
Mais la vie m’a montré une autre vitrine
La race humaine avide dans son altruisme
Et je deviens la cruche incommensurable.
Moi je baisse la tête, je vous prie de m’excuser
Quand mon cœur est blessé mon étau se resserre
J’ai mal aux poètes, en son cœur, en sa pensée
J’ai mal aux poètes, en son nom et ses raisons !
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