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Mélancolie…
Un épais nuage berce mon visage
Ce soir il fait sombre sur le rivage
Il n’y a plus cette agilité dans l’air
Mon cœur ne peut se plaire
Le vent frémit sur la plage
Les ronds dans l’eau font naufrage
Le ciel est lourd, mon cœur est sourd
Le chant de l’eau se fait gourd
Je suis là, prise de solitude
Pourquoi cette sollicitude ?
À vous dirais-je à mon âme
Ceci est une larme
L’obscurité est complice
Je ne vois plus devant moi
S’élève un grand précipice
À deux pieds de moi
Des yeux de chimère, la mer,
Sur le sable mouvant, divague
Une larme sous vague
Tristesse comme repère.
Une nuit d’inquiétude
Une question d’habitude
Dans l’âme, la mélancolie
Une plainte affaiblie !
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