|

Bernardo
Bernardo un peu sourd un peu lourdaud
Leva les yeux vers le ciel, glissant sous le tonneau
Bernardo un peu courtaud mais si bien dans sa peau
Se relève pour cueillir une rose et tomba sur le dos
Bien que notre ami fuyait le temps maudit
Mais voulait plaire à sa belle de Picardie
Il repris courage enfin et au jardin descendit
Et de délicatesse de ses mains coupa les roses embellies
Mais Bernardo au cœur si grand, leva le coude béant
Fredonna un air courant, que la belle écouta au soleil levant
Bernardo surpris pas son geste, recula de trois à quatre pas
Dans un simple mouvement, sur la joue un baiser lui posa
Bernardo tout fière tout allure dans sa grande armure
Emmena sa belle de Picardie près de la haie sans mur
D’un grand champ fleurit comme couverture
Chercha en vain dans son envie une petite ouverture
La belle se mit à rire et lui faire démonstration de son allure
Bernardo partit en courant pantalon baissé et fermeture
Mais Bernardo avait rêvé, sur la tête il avait tombé
Rose en main il se releva, dans sa tête il avait tout gâché !
Bernardo n’était pas salaud, reposa la rose doucement
Sur lui se posa une main fiévreuse en le caressant
Bernardo n’avait pas rêvé il vivait un roman a l’eau de rose
Il pris sa belle par la taille l’enlaçant le temps d’une pause
Bernardo un peu sourd un peu costaud
A genou, leva les yeux vers sa belle ados
Il s’allongea près d’elle buvant son fruit
Dégustant cet amour jusqu'à la nuit !
|