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Le piano
Un air me traîne dans la tête
Ce soir je ressens les aubades
Placer des mots à mes notes
En écrivant un simple effluve
Mais ces mots se libèrent là
Rutilant dans mon cœur
Accumulés, sans prévenir,
Par de trop fortes émotions
Sur mon clavier d’épinette
Les notes coulent et sourcillent
Un piano relâché qui frêne
Dans une mélodie éplorée
Le piano dans la nuit voilée
Joue une sombre symphonie
Une émotion de mélodrame
Pour une âme très misérable
Le piano pleure de ses gloses
Exprimant plusieurs mémoires
Coulant de ces mots relâchés
Sur son clavier très raffinés
Le piano dans l’obscurité
Sanglote ses notes faussées
D’une indifférence déployé
D’un air à foison familier
Au-delà de la musique libérée
La mélodie de litanie pleure
Des larmes coulent de bonheur
De ces doigts, l’émotion a créé !
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