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Les champs de liberté
Les champs de blé sont allongés
Fauchés par le vent d’automne
Pleurant la mélopée monotone
Montant en aubade cordelée
La rosée endormie sous la giboulée
Dessous les blés dormants de l’humanité
Au porteur d’espoir, d’un printemps répété
Sont assises sur de brumes dérobées
Les blés au levant, des ombres apparaissants
Naissants dans l’âme des émigres désespérants
Pour nourrir à nouveau les corbeaux affamés
Dans le désir d’un matin sous zéro bien pointé
Les blés dormants se soutiennent dans l’essor
Devant les yeux vitrés du temps acharné
La nature a bien voulu les déconseiller
Mais le plus fort des deux est le blé d’or
Les champs de blé sont désertés
Le cimeterre chante les blés frémissants
Sous la ramure des épis exaltés
Et du soleil sur les bouquets odorants.
Par des vents violents les épis sont couchés
Dans leur âme ils se sentent rapprochés
Par un devenir d’une vie renouvelée
Aède de la spiritualité et de liberté !
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