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La première fois que je la vis
Elle était bien cachée par ces herbes folles
Déambulant là sans envie
Je sentis un parfum, fragrance qui m'affole
Cherchant d'où provenait senteur
Je découvris la belle aux pétales si tendres
Vous me traiteriez de menteur
Si je passais chemin sans vouloir m'y étendre
M'approchant sans faire aucun son
Je pu la détailler et prendre par surprise
Son cœur et perdre la raison
Devant tant de finesse au seuil de ma promise
Écartant sa robe de velours
Une invite à venir, à mieux la parcourir
Elle m'inspira des mots d'amour
Que je vins lui susurrer pour la faire frémir
Et plus je lui parlais, plus s'ouvrait à moi
Perdant gouttes de rosée
Dont je vins m'abreuver, augmentant mon émoi
La frôlant juste d'un baiser
Sous mes gestes sensuels, la belle vacilla
Et perdit d'un coup ses sépales
Son pistil découvert, sous ma bouche elle cria
Sous ce prompt assaut virginal
Ne voulant partager avec eux mon trésor
Je la cueillis et la cacha
La gardant sur mon cœur, comme médaille d'or
Je vis aujourd'hui en pacha
Lorsqu'elle le demande où que j'ai grande envie
Je la baise ou bien je la touche
Et cela durera tout le long de nos vies
A moins que l'avenir se bouche.
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