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L’angoisse au ventre
Sis sur la nuit qui vient de descendre
Des nuages épinglés par des jalons denses
Le visage effondré tout contre cette terre
Les mains glacées, le cœur noyé, la peur
Dans sa gorge nouée, défile son jargon
Les yeux fermés sur la nuit qui tombe
Sa poitrine vibrant telle une percussion
Un silence à couper le temps, à rompre
Des foudres éraflent soudain le ciel
Une rafale dans la tête, l’ardeur fauché
Un vent du nord à découper son nez
Les yeux entrouverts sur l’existentiel
Pendant que la campagne s’endort
Il espère voir son lendemain encor
Il a le goût de ravissement soudain
S’accrochant en l’espoir de demain
L’angoisse au ventre, il se meurt
Le penchant est loin de son heure
C’est le grand temps des vendanges
Août s’écroule telle qu’une vidange
Il aurait voulu caresser les blés d’or
Mais la nuit s’enveloppe et s’endort
Se précipitent les étoiles filantes
Transperçant sans bruit son ventre….
Pendant que la noirceur enfile sa robe
Les blés sont couchés et se dérobent
La peur au ventre, l’été s’envole
Elle ne saisira plus la lueur de l’obole
L’angoisse au ventre, elle est partie mourir dans les champs de blé…
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