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Au cœur du vide
Au cœur d’un petit ruisseau
Le temps s’est figé en sursaut
L’émotion dans mon sac à dos
Je m’attarde fixant vers le haut
Le sentiment d’un plein d‘émoi
Les yeux cloués dans le béant
Le temps semble interrompu
Légère, je suis ainsi disparue
Mon esprit a quitté mon corps
J’ai l’effet de transcendance
Ma tête un peu perdu dehors
Le silence ce fait contenance
J’exprime une totale résiliation
Les yeux chargés de sensation
Je respire ainsi les effluences
Qui remontent en éloquence
Je suis exaltée d’une fine lumière
Un bruit me fait revenir en arrière
Je reste là, sans bouger, silencieuse
L’alliance de mon corps, nerveuse
L’eau qui coule presse à la réalité
Je me munis de cette spontanéité
Le bruit persistant au cours d’eau
Une cascade bredouille un hello
Une caresse se pointe dans mes veines
Un vent froid saturant ainsi mon haleine
Mon nez se mousse de beaux effluves
Au temps qui maintient les épreuves
La nature a livré toutes ses mémoires
Quand le soir je suis conviée au dortoir
Au cœur du vide il y a métempsycose
Que le cœur n’en avait pas l’overdose
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