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Le ciel allonge son azur
Au-delà des vertes collines
Où s'égare ton regard pur…
Le doux soleil que tu fascines,
Immobile sur l’arbre ému,
Ne veut plus fuir vers l'occident...
Un papillon, à ton insu,
En quête d’ébats exaltants
Amignonne ta chevelure…
La rivière rasant tes pieds
T’implore d’un charmant murmure
De lui adresser un galet…
Et moi dans l’étrange manège
Des Dieux prosternés à tes pieds,
Je sens tomber le sortilège
De tes deux petites années
Sur ma poitrine émotionnée…
J’en suis là, savourant l’aubaine
D’être un Champion à tes côtés
Tel Lancelot servant sa reine
Lorsque quittant l’eau tes menottes,
Appelant mes bras, s’y lovant,
Affolant mon cœur qui tressaute,
Sèment ses larmes dans le vent.
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