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Dans l’intensité du silence,
Cette mer paisible, sans houle,
Cette fontaine d’où s’écoule
La fièvre des jours sans souffrance,
Seul, permets-moi de naviguer,
Même si j’ai l’air d’un fantôme,
Même si je n’ai plus d’un homme
Qu’une assurance clairsemée.
Loin des convulsions de ton port,
Je veux être hasard, en partance,
Livrer au vent la pénitence
D’un jour, t’avoir crue mon décor.
Laisse-moi au bonheur amer,
Pour de bon, de faire le deuil
Et d’enfermer dans un cercueil
Notre amour jeté à la mer.
Du présent, promis à l’absence,
Ne viens jamais gâcher la paix,
Et comme moi de mon côté,
Donne à ta vie une autre chance.
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