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 En état de force,
Je ne peux enlever cette écorce,
Cet écartement qui m'anéanti,
Et au loin ton visage qui m'envahit,
Dans une fumée blanche et noir,
Je ne peux mentir à cette histoire,
Dans les secondes qui arrivent,
Dans les mois qui suivent.
En état de grâce,
Je ne peux me voiler la face,
Cet éloignement qui me lassse,
Et au loin ta silhouette s'efface,
Dans un brouillard dense,
Je ne peux te faire offense,
Dans les minutes qui suivent,
Dans les minutes qui arrivent.
En état d'apesenteur,
Je ne peux garder mon équilibre,
Ce vol d'oiseau qui me déséquilibre,
Et au loin tes yeux me parlent,
Au travers de ce mur de silence,
Je ne peux prendre ta défense,
Dans les fractions qui nous divisent,
Dans la ligne de mire qui nous vise.
En état d'amour légitime,
J'ai quelque chose en moi d'intime,
Cette loi qui réjouit mon coeur,
Ce décret qui sèche mes pleurs,
Cet acte parfois illégal,
Ne fais pas de moi, un anormal,
Dans les minutes qui sont à ma portée,
J'espère qu'elles ne seront pas emportées.
Dans des minutes encore,
Mes mots sont dérisoires,
Dans des jours encore,
Je peux me couper au fil du rasoir,
Dans des secondes encore,
Je peux exprimer les élans amoureux,
Dans des mois encore,
Je serais un homme heureux.
didier écrit le 11:03:2001 à 15H00
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