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enfuis au fond d'une commode,
pas facile, pas commode,
de les sortir de leurs secrets,
de les extirper de leurs tiroirs,
elles se refletent dans les miroirs,
dans les yeux, et ensuite et après,
elles se faufilent partout,
comme un frisson sur la peau,
comme un glaçon sur notre épiderme,
elles se posent partout,
elles ne se cachent pas sous un chapeau,
quand le soleil vient chauffer nos maux,
quand les larmes soulagent nos émois,
dans nos coeurs et dans nos fois,
elles sont commes les thermes,
qui apaisent nos rhumatismes,
elles sont comme un exorcisme.
elles sont bien cachées ces émotions,
il faut les chercher bien loin,
dans les labyrinthes et les dédales,
on les trouve dans nos âmes ' ces halles',
on les trouvera au creux de nos mains,
pour définir nos chemins.
de la commode, aux tiroirs,
en passant par nos nerfs,
mais aussi par nos regards,
elles sont comme des métaux,
le zinc,le cuivre, le fer,
c'est un métal rare,
comme la lumière d'un phare,
elles nous éclairent d'une nuit,
ou la tempête, la pluie,
a laver nos soucis et nos ennuis.
les déferlements, les éléments,
les éboulement, les éventrements,
les éruptions, les siphons,
les feux, les orages,
avec tout ca , elles seront en nage,
mais tous ces accidents, ces intempéries,
ne pourront en rien les bruler,
ne pourront en rien les briser,
toutes nos émotions cachées.
didier le 12 12 2010
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