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http://youtu.be/pTVqAKqb4fQ
Le langage du poète
Mine de rien, juste un petit exhaustif
Une langue belle, se livrant compulsif
Qui n’est point venu d’un dictionnaire
Mais qui m’est classique et familière
Équitable, mais parfois si inaccessible
Où les mains se trempent et vacillent
Que seul le cœur peut ainsi déployer
Et son âme de l’étaler et de l’abdiquer
Des expressions plutôt éphémères
Venus ici et là comme une éclaire
Congédiant ses vers à une langue
Que l’encrier parfois fait état d’âme
Soupçon venu d’une langue étrangère
Impénétrable comme dans un bréviaire
Belle, aliénée, séduisante et famélique
Des termes et des vers toutes authentiques
Parfois il touche le fond et s’en retourne
Il enfourche le temps et d’autre, se détourne
Le vocabulaire du poète est sempiternel
Fermant les yeux, il ouvre les portes du ciel
Le verbe du poète étale tous ses sens
Entre la consonance et les silences
Une démesure de soi dans l’interférence
En dévoilant l’essentiel de son ingérence
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