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Deux amis marchaient cote à cote
L’un été aveugle, et l’autre sourd
Arrivaient devant un paysage de rêve
Le sourd laissa échapper un soupir on disant :
Si seulement tu pouvais voir se que je vois
Toutes ces couleurs, et cette verdure de soie
Si seulement tu pouvais voir,
Tous ces arcs-en-ciel,
Qui dessinent un chemin vers le ciel,
Si seulement tu pouvais voir toutes ces cascades,
Et cette eau qui se déverse,
Donnant naissances à plusieurs rivières,
Qui ressemblent à des larmes d’un ange en pleurs.
Il été tellement heureux,
Et en même temps triste
De ne pouvoir partager ceci avec son ami de vie.
Son ami l’aveugle, a ressentit la douleur de son ami,
Il décida de se retenir pour ne pas lui gâcher son plaisir de vue.
Il le réconforta tout bas, en sachant qu’il ne pouvait l’entendre :
Si tu pouvais m’entendre, tu sauras la place que tu as acquise en mon cœur,
Si tu pouvais m’entendre,
Tu sauras la douceur de ta voix qui me transporte
Si tu pouvais m’entendre
Tu sentiras le doux battement de mon cœur qui vibre au son de tes paroles.
Si tu pouvais m’entendre,
Tu aurai su que je pouvais apercevoir,
Avec tes yeux la beauté de ton sourire d’ange.
Si tu pouvais m’entendre
Je t’aurai dis que tu comptais plus que de simple yeux
Qui ont apprit à voir le blanc, malgré le noir persistant.
Toi mon ami d’enfance,
Mon guide,
Et ma chance
Tu as redonné la vue à un aveugle,
Au delà de la noirceur des ténèbres
Sachant qu’il ne pouvait l’entendre,
Il serra sa main si fort,
Le sourd se retourna vers lui,
Et Lisa sur ces lèvres :
Mon ami,
Je t’aime. 
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