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Comme le christ en croix, il fait peur,
il épouvante les oiseaux avec son poitrail,
chauffé par l'été des feux de paille,
il gouverne ce champ en dénonciateur,
les oiseaux partent faire ripaille,
vers d'autres lieux en grands seigneurs.
Son chapeau troué et ses guenilles,
son pantalon remonté jusqu'aux chevilles,
il apporte un soin particulier à cette patûre,
une défense immobile à tant d'aventure.
La pluie comble le comble de son ennui,
elle mouille sa tête et sa terre dont il a planté,
les pas tordus dont il a fait son appui,
à l'approche de nombreuses volées enchantées.
Il n'est pas le croquemort, cet épouvantail,
il est le maitre incontestable de son art,
son métier est la maitrise d'être un rempart,
une rambarde , une jetée sont ses attirails,
un homme sans vie qui nait de son travail,...
Maintenant plus d'épouvantail, une guerre chimique sans batailles...
Didier écrit le 25 11 2011
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