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Insensiblement je me plante,
Y dressant ma triste demeure,
Geôle désolée et démente,
Dans le grand désespoir des heures.
Je dévisse au creux de ces jours
Persistant en t’appartenir,
J’exhume d’hier notre amour,
Cendrant sa steppe de soupirs.
Et chaque seuil de lendemain
S’annonce ainsi toujours plus froid…
Qu’agripper, où poser mes mains
Dans ce vide creusé de toi ?
Pourtant l’aile figée au vent,
Je ne peux à l’envol m’offrir,
Je reste seul, sans mouvement,
Encore t’aimant, à souffrir.
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