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A l'âge des os quand ils se brisent,
le pachyderme s'écarte doucement du troupeau,
quand la jeunesse vient écouter la devise,
d'un plus vieux quand le gris se fait oripeau.
L'éléphanteau, curieux et hagard ne comprend pas,
que son grand père, son ancêtre parle tout bas,
à son oreille, ce pavillon quand il s'évente,
pour écarter une chaleur accablante..
Une broussaille sèche prise avec sa trompe,
pour alimenter son estomac en rien n'estompe,
la gourmandise de cent ans dans la savane,
pour avaler la marche des caravanes.
D'une foulée sur une terre quand ils empreintent,
les chemins d'une matriarche et ses souvenirs,
une légence qui ne dissimule rien les teintes,
l'éléphant grandit au soleil et ses couleurs à retenir.
La poussière frappée par son pied d'éléphant,
fait monter l'ocre de son domaine si fragile,
quand l'intrus vient narguer en son domicile,
la dentine offensive, il le combat en barrissements.
Il est temps de laisser la place en cette clairière,
il part tout doucement vers son cimetière,
se dépouiller de sa mémoire entière,
pour engendrer les histoires d'éléphants,
une trace qui restera en triomphant...
Didier écrit le 20 05 2012
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