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La banane, elle est habile,
quand elle se déshabille,
pour attiser notre gourmandise,
elle s'effeuille lentement,
comme dans un streap-tease,
pour qu'on la croque à pleine dents.
Sa peau lisse, attention à la glisse,
on tombe sur le derrière, le coccyx,
l'os sur lequel notre assise,
prend le poids de ce déshabillé,
dans un temps réel sans oublier,
que cette peau de banane,
nous rend un peu mélomane, "aie, ouille"
La banane planteur au goût de vanille,
aux couleurs brunes qui s'habillent,
pour venter la fierté de ses îles,
celles de la Martinique et de la Réunion,
pour nous faire chanter le rhum en déraison.
Son mari le bananier, pousse un cri,
quand on arrache son régime de fruits,
il a peur que ses bananes jaunes ou vertes,
perdent leurs virginités aux pelures ouvertes.
Muries au soleil des tropiques,
ces bananes venues des Amériques,
arrivent en métropole, pour jour un rôle,
celui d'un dessert qui nous enrôle.
La banane, elle est futile,
elle enlève son habit jaune vanille,
quand elle est bien mûre au goût subtile,
une valeur sûre que ce fruit profile,
pour des vitamines, une consistance utile.
Didou écrit le 26 05 2012
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