|

Elles volent pour semer,
el dérobé des secondes,
sur la terre féconde,
entre l'argile et la glaise,
dans ce pot elles sont à l'aise...
Parsemer les minutes en semences,
pour conquérir la pousse en clémence,
qui produira la nourriture d'une carence,
dont nous avons besoin à l'existence.
Elles sont les graines qui égraine,
les heures pour des avenirs sans haine,
pour enrober notre froid dans une laine,
produite par le sang dans nos veines.
Elles recouvrent le sol à l'herbe folle,
pour que nous puissions perdre la boussole,
celle des points cardinaux qui s'affolent,
aux volutes de nos pensées et de nos fumerolles.
Elles s'aiment pour nous entrainer,
dans le débordement dans la trainée,
celle qui amène les sillons drainés,
par les vents du bizarre ou nait,
l'espoir des semences du temps..
Didier écrit le 02 06 2012
|