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J’écris avec l’obscur du ciel
L’intense plainte d’un poème,
Au soir songeur, existentiel,
Le sombre rythme de son thème.
Je raye son cœur de ma plaie,
Du burin pointu de mon âme,
Afin qu’il vive, supplicié,
L’acuité vive de mon drame.
Je l’assaisonne de ces larmes
Que je ne sais plus retenir,
De ces sanglots en long vacarme
Qui me surprennent à te haïr…
Pourtant, tremblants, blanchis de sable,
De courbes floues, de creux sillons,
Mes doigts tracent, reconnaissables,
Les arabesques de ton nom.
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