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A l'automne quand s'effeuillent les lettres,
au mordoré qui tombe à même le sol,
les mortes feuilles s'emprisonnent aux êtres,
dans les écrits d'une gamme en mi en sol.
Une musique effleure la terre morte,
d'une couche de feuilles en tas et en amas,
c'est une saison qui précède l'aorte,
une renaissance avant que l'hiver soit au mat,
des cimes à la hauteur des chênes,
plus de mille ans aux maillons de la chaine.
Dès septembre jusqu'en novembre,
les feuilles rougies et jaunies de décembre,
s'amassent aux pieds de leurs maitres,
comme un don qui peut permettre,
aux champignons de voir le jour,
aux aurores d'un pardon avec ses atours.
Feuilles mortes soyez bien vivantes,
à la naissance du berceau des fenaisons,
ou la cueillette des pieds de moutons,
ou celle des petites chanterelles,
donneront un goût meilleur à l'automne,
une omelette en cassant les oeufs,
pour nous prononcer les voeux,
au coin de l'âtre de nos pardons.
Mortes feuilles, ou se dénudent,
les arbres aux branches prudes,
ou là sève donne aux bourgeons,
son air de rien qui au bas des joncs,
apportera à sa nature, la conjoncture,
des mille et une saisons de l'aventure.
Didier écrit le 11 06 2012
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