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Les feuilles tournent,
autour de cette spirale,
elle avale cette cavale,
des mots sans fin,
dans ce carnet qui détourne,
les phrases qui ont faim,
de ce trou au centre,
comme l'épicentre,
un milieu extraordinaire,
ou s'ancre l'éphémère,
des écrits heureux,
des jours joyeux..
Mon carnet à spirales,
une ondulation qui cavale,
après l'encre sur ce papier,
qui éclaire le monde entier,
d'images subliminales,
venues du fond de l'abime,
un noeud qui se dénoue du ventre,
pour exprimer et qui entre,
dans les souvenirs enfouis,
qui chatouille la foumi,
celle qui ne sont jamais les même,
celles de mes poèmes.
Mon carnet à spirales,
est à l'intégral,
celui qui décrie,
ceux de mes cris,
mes coups de gueule , mon râle,
mes pensées en initiales,
en caractères gras,
un débordement au ras,
le trop plein de ma carte vitale,
c'est mon carnet à spirales.
Il tourne les pages en cannibales,
il ronge l'os de ce bestial,
mon esprit qui cale,
parfois devant ce carnet à spirales.
La spirale devant la page,
est un détournement en nu intégral,
une façon de mêler les lettres en phases,
ma nourriture des mots en phrases,
c'est la spirale très libérale,
c'est ma spirale qui s'étale,
dans mon carnet à spirales..
Didou écrit le 10 07 2012
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