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Tu pars en voyage dans l'ile,
celle de ma solitude, mon exil,
ta valise bouclée pleinn de souvenirs,
revient vite pour le verbe venir.
Tu t'envoles dans le ciel dans cet avion,
où mon altimètre jauge ta perdition,
dans les nuages et dans les décalages,
où l'atmosphère brouille ton visage.
Ne pars pas trop souvent,
où le vent t'emporte,
reviens vite en quelque sorte,
aux bourrasques que l'avant,
ne peuvent décider en captivant.
Tu disparais dans les airs,
aux refrains d'une rengaine,
mais tu débouches à la gaine,
d'une aération avec tes airs,
de reviens-y, et moi je tombe par terre.
Tu t'en vas dans aléas des souffles,
à tes creux et aux trous d'air ou je m'essouffle,
je ne peux t'attraper avec tes ailes de papillon,
à ces battements de coeurs que nous avions.
Ne pars pas trop souvent,
aux brises d'avant à l'est levant,
reviens - moi vite au soleil couchant,
à l'ouest de mon continent.
Tu descends de cette passerelle,
ou tes cheveux se démêlent,
à la bise d'un vent qui revèle,
ton cou ou ton foulard se dénoue,
au grand plaisir qui me secoue,
l'âme au combien très souvent
ne pars plus, surtout pas trop souvent...
didier écrit le 10 06 2012
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