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La tempête fait rage, elle gronde,
avec des vagues d'une hauteur,
le capitaine fume la pipe avec cette odeur,
d'une mer salée par le goût de ce monde.
La pipe au tabac mouillé laisse aux poils de la barbe,
l'embrun d'une mer démontée qui monte au nez , cette paillarde,
un goût fort prononcé comme le grain de la moutarde,
et sur le pont le capitaine, là il ne faut qu'il s'attarde.
La casquette aux fils dorés et brodés voit l'horizon noir,
il se replie dans sa cabine de pilotage avec l'espoir,
d'un retour, ou la grâce, la divien, la lumière,
renaitra des cendres de la pipe qui tombent par terre.
Ce barbu, avec la pipe de saint claude,
un bois taillé à l'écorce chaude,
prendra la décision qui s'impose,
en la circonstance, au temps avant qu'il n'ose.
Ces marins n'ont pas l'eau douce aux tonneaux de rhum,
la goélette voguera sur cet océan pour la gloire de ces hommes,
ils ne casseront pas leurs pipes avant d'avoir vécus et bus,
la fameuse eau salée aux nez élaborés qu'on leurs attribue.
Le pacha, c'est de l'eau salée avec une pipe,
rien ne le forcera à quitter le navire,
qui avec ses moussaillons forment la tripe,
des entrailles ou le salé déguste le pire.
Le marin, fier de sa barbe en duvet,
et la l'air salin et mutin revêt,
le plus beau des souvenirs,
*d'une conquête en devenir,
affronter le déferlement,
à la voile repliée au vent..
à ces marins...
Didou écrit le 09 07 2012
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