Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le vendredi 12 octobre 2012, à 07:50 Cher Didou, un pont est le lien entre deux rives. Dans la banalité de ces quelques mots, celui qui est important, c'est "lien". Sur un plan symbolique, sans pont, les deux rives sont inaccessibles. Pour rejoindre nos rêves, nos horizons, nos espoirs, souvent sur l'autre rive, il faut l'emprunter. Un très joli poème, Didier, avec, en plus, la beauté particulière de tes trois derniers quatrains. Amitiés. Philip. |
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belespoirs le vendredi 12 octobre 2012, à 13:29 ----
http://www.mespoemes.net/belespoirs
ce pont aurait je pense beaucoup de chose à raconter si on lui en donnait la possibilité ! un passage obligé pour une rencontre, un lieu de rendez vous .... très joli poème merci Didou
Amitiés |
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8439nath le vendredi 12 octobre 2012, à 15:15 ----
http://www.mespoemes.net/8439nath
Il est un poème (chanson deBARBARA) qui rencontre un soir de Noël un homme sur un pont , bien qu'elle devait être ailleurs, la semaine suivante , elle le retrouve sur ce pont ,mais la vie continue...
chacun retourne chez soi '(un manque de courage!!)
toi non tu veux conjuguer les deux rives , elle et toi.
toujours ta douceur!!
a bientôt
pesoa |
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oliverjane1950 le vendredi 12 octobre 2012, à 17:50 Didou.
Ce pont commence à fatiguer ! (lol). On peut trouver des ponts symboliques aussi … mais un, est tout particulier et je n'y avais pas pensé... Notre cher V. Hugo ne sait pas privé d'y faire allusion ! Je te dédie donc un de ses poèmes sur ce sujet. Bonne écriture. Oliver
Le pont
Victor HUGO
Recueil : "Les Contemplations"
J’avais devant les yeux les ténèbres. L’abîme
Qui n’a pas de rivage et qui n’a pas de cime,
Était là, morne, immense ; et rien n’y remuait.
Je me sentais perdu dans l’infini muet.
Au fond, à travers l’ombre, impénétrable voile,
On apercevait Dieu comme une sombre étoile.
Je m’écriai : — Mon âme, ô mon âme ! il faudrait,
Pour traverser ce gouffre où nul bord n’apparaît,
Et pour qu’en cette nuit jusqu’à ton Dieu tu marches,
Bâtir un pont géant sur des millions d’arches.
Qui le pourra jamais ! Personne ! ô deuil ! effroi !
Pleure ! — Un fantôme blanc se dressa devant moi
Pendant que je jetai sur l’ombre un œil d’alarme,
Et ce fantôme avait la forme d’une larme ;
C’était un front de vierge avec des mains d’enfant ;
Il ressemblait au lys que la blancheur défend ;
Ses mains en se joignant faisaient de la lumière.
Il me montra l’abîme où va toute poussière,
Si profond, que jamais un écho n’y répond ;
Et me dit : — Si tu veux je bâtirai le pont.
Vers ce pâle inconnu je levai ma paupière.
— Quel est ton nom ? lui dis-je. Il me dit : — La prière.
Jersey, décembre 1852.
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domidom le samedi 13 octobre 2012, à 13:11 ----Un très joli poème mon cher Didou...
Tous les ponts ont une histoire, même le fameux (pont des soupirs), une histoire, une légende, ceci dit, le pont, de Victor Hugo, est un vrai chef d'oeuvre....
Un plaisir de lecture
Amitiés...
Domie...
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