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Sur le front,
perle le labeur,
une goutte de sueur,
laisse sa valeur,
au temps pilleur,
des rides aux couleurs,
celle des traits sur le front..
Sur le front,
le peau brunie,
aux soleils infinis,
prendra ce verni,
comme un passage muni,
des années unies,
sur le front..
Sur le front,
en dépit du temps,
des minutes au présent,
s'égrainent au vent,
de ce qu'il reste, longtemps,
sur le front sans contretemps..
Sur le front,
la mèche prend racine,
et pousse et s'enracine,
aux lunes qui fascinent,
et colorie en anodine,
les cheveux qui imaginent,
les heures si fines de cette opaline,
sur le front..
Sur le front,
l'épiderme saisit la barricade,
et affronte les ans de cette croisade,
poignarde en estocade,
les affres des traits en dérobade,
sur le front...
Didou écrit le 15 12 2012
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