Petits Reflets De soi

 

Mes poèmes - Livre d'or - Moi

 

La Cité Couleur Cerise

le vendredi 01 février 2013, à 20:52. Posté par Zé



Sur pilotis j’avais dressé
Une cité couleur cerise,
Vibrante d’ambre et de beauté,
Dont j’étais roi comme à Venise.

Rien n’était assez délicat
Assez radieux, assez illustre,
Pour rehausser d’or l’apparat
De ses palais, joyaux lacustres.

Mais l’eau coulait sous ses vieux ponts
Les sapant comme molle argile,
Et j’étais fou de déraison
Jugeant ses pierres immobiles.

De mes fenêtres j’ai vu choir
Un soir d’avril dans la mer pâle
Ce Pays sans jamais revoir
Son fard aux courbes idéales.

Mes lourds poèmes sur les flots
Ne savent plus de sa splendeur
Coulant sans brio ni écho,
Vers le trouble des profondeurs.

Ce monde désormais est d’eau,
De courants vifs et intrépides,
Il n’y tient plus que de vains mots
Au vent falot, de l’air, du vide.


http://youtu.be/G5bwH6Y6DHc


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commentaires ( 7 ) (Ajouter un commentaire)
Lucille le vendredi 01 février 2013, à 22:41
Bonjour,
Je viens de lire quelques uns de vos poèmes. Vous avez de belles images et de beaux paysages à décrire, ce fut un plaisir!

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le samedi 02 février 2013, à 07:57
Cher José,
Une très belle évocation de Venise; il m'a suffit de lire tes vers pour être transporté dans la Cité des Doges. Ici, pas question de ces palais vides que j'avais lugubrement décrit dans de précédent poèmes, mais une Venise étincelante qui pourtant sait donner du vague à l'âme et de la nostalgie. Ville magique, indescriptible et qui.....un peu à la manière de ma vision des choses, te fait conclure ton poème avec une sorte de vacuité désenchantée dans ton dernier - magnifique - quatrain. ......et ton vent falot pousse la brume insidieuse qui recouvre la Cité d'un manteau dérisoire. Venise se cache. Laissez-là se flétrir ou rêver ! La chanson des mandolines n'est plus qu'un murmure lointain. Disparaît notre songe.....
Amitiés et un grand merci pour ce partage. Philip.

Agrippa ( Thierry Demercastel ) le samedi 02 février 2013, à 12:26
Un très beau poème. Merci José

domidom le samedi 02 février 2013, à 15:51
Magnifique poésie, une merveilleuse description de cette ville vénérée des amoureux.....
Je me suis promenée dans Venise en compagnie d'Aznavour, un moment que j'ai savouré avec beaucoup de bonheur....
Merci José....
Amitiés....Domie....
http://www.mespoemes.net/domidom

larose le dimanche 03 février 2013, à 11:53
Bonjour José!!
C'est un moment délicieux de pouvoir survoler ton jardin d’Éden, un moment où tous tes mots diamantés s’imprègnent de soleil et de ses lumières!!! Merci pour ce beau partage!! Bonne journée!! Biz

José le samedi 09 février 2013, à 10:08
Merci de vos passages...

Il s'agissait, Philip, d'un (modeste) clin d'oeil à Musset ('Dans Venise la rouge...') à qui j'ai emprunté le terme 'falot'.
Amitiés.

asyle le vendredi 09 novembre 2018, à 18:42
Magnifique.. j'ai adoré!! Ton poème possède une force mystérieuse, calme et tendre. Un voyage magique et silencieux que je ne suis pas près d'oublier ! Il est rare de trouver des poèmes d'une telle intensité,
Merci,
asyle

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