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La paille tréssée en prie - dieu,
devant l'autel, les genoux en deux,
la miséricorde assis les fesses en feutre,
celles de drôles de paroissiens en rouge pas neutre..
Cardinaux aux trônes de chaises percées,
le pape est un roi de lanternes ajourées,
voilà que ce beau monde en violet soyeux,
trainent la chaise de la miséricorde en hasardeux..
Prière en croix de lance des rois maudits,
l'étendard flotte sur cette marmiten en non-dits,
palais des papes, le vin noble coule de source,
sous la terre nourricière aux cordons de la bourse..
La chaise de ma miséricorde prend les séants à contre-pied,
en arrière toute, le sous-jacent tombe à la renverse,
en faisant apparaitre la culotte cousue d'or brodée,
par la récolte des paysans aux sacs de blés qui percent,
à vif la chair dodue d'un prélat hautin endimanché..
Miséricorde, dieu accorde ton pardon à ces voeux,
un sacerdoce, cela serre à l'os qui ronge les pieux,
serviteurs aux mains sales d'une terre de feu,
la paille de cette miséricorde brule à l'été de st jean,
en juin quand la chaleur se monte en meule des champs..
Miséricorde, dieu s'accrode bien à cette chaise,
la croix porte en son nom la douce porte à l'aise,
de cette miséricorde en bois de mélèze....
Didou écrit le 16 01 2013
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