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Filière des iles, les yeux du caîman vous regardent,
vierge futile de toute intrusion vers les élans du monde,
nulle comparaison à ces viandes hachées du quart qui inondent,
nos surgelés, ceux qui conservent la beauté d'une garde,
montée par les chevaux de Roumanie avec sur leurs selles,
le paradis d'un profit en passant les pays bas du marché au sel,
celui de nos vies, tout passe par les égouts , tout à gout...
Pauvres équidés, leurs sabots trottinent sur le terrain miné,
explosion de marques affiliées où se congratule une science innée,
celle des plats cuisinés, congélation de nos différentes pâtes,
voilà que cette chevauché maintenant s'avance à quatre pattes,
vers un champ où les blindés tirent leur déjection dans l'égout,
celui de la saleté d'un obus qui n'a plus de goût.
Chevaux de bataille, du sang pur coule sur les fils barbelés,
chevaux des mitrailles, la première conquête de l'homme,
par dans ce gachis pas toujours en entier, l'obscur en somme,
vous attend dan la tombe, ce trou béant, j'en suis fort désolé,
celui qui vous êtes en train de creuser, tout à un gout,
même celui de voir courir des chevaux en liberté..
didou écrit le 15 02 2013
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