|

Combien de discours sur ce perchoir,
des cacatoès aux plumes colorées à ce dévidoir,
des hauts dignitaires qui dans cet oracle,
nous enfoncent un peu plus dans la débâcle.
Les éloges du pouvoir en prennent posséssion,
dignités si hautaines qui divisent les sessions,
des nuits blanches aux députés sans concessions,
de voitures noires qui raccompagnes leurs missions,
impossible de savoir si ce perchoir dort sur leurs positions.
Pérroquets de paltoquets, quelques freluquets s'endimanchent,
pas d'assemblée dans la sacristie à la confession du dimanche,
le perchoir est prier de faire table rase de ces allocutions,
aux diners champêtres des vins de messes d'élocutions.
Le perchoir, pourquoi l'oiseau de paradis ne s'y pose pas,
son chant cherche le moindre de leurs faux pas,
costumes gris à rayures bleues, voilà un tissus pour son aile,
de gauche ou de droite, ce n'est pas le milieu de sa margelle,
un perchoir pour un nid aux cris des pluies d'hirondelles.
Vents de plumes, Eole s'engouffre dans leurs plumes d'encre,
les pages s'envolent, à l'envolée de belles paroles,
le poids de cette enclume ne peut s'arrimer à l'ancre,
celle qui ne bouge pas sur le front de leurs cercles d'auréoles.
Le perchoir, tout le monde peut s'en vanter d'y être,
mais attention la dégringolade survient à ce peut être...
Didou écrit le 25 03 2013
|