à bout portant
le temps a passé
si je jette un rapide coup d'œil
en arrière
sur les ruines sur les cendres
les vestiges d'une vie à moitié effacée
le temps par années
marqué par le deuil
emporté par l'amer
n'a de cesse de nous prendre
et de nous condamner
on se protège on garde espoir
on cache dans le fond de sa poche
un gri-gri
sous son gilet pare-balles
une mèche
des morceaux de mémoire
pour se donner du courage
qu'on entasse dans une malle
comme une éponge trop sèche
oubliée dans un vieux tiroir
c'est le vide-greniers de la vie celui d'un autre âge
mais toutes les amulettes du monde
sont impuissantes sitôt qu'elle approche
la fin de l'histoire
la mort comme un sonar
on appelle ça le destin
la croisée des chemins
ça dépend des paroisses
de la position sur la carte
et des mouvements du cœur
rien d'autre qu'une peau de chagrin
recroquevillée qui se rétracte
chaloupée par le son d'une feuille que l'on froisse
puisqu'il ne faut plus avoir peur
tout a passé si vite
les gens les années les endroits
le temps comme une flèche
a filé vers une cible inconnue
maintenant je suis droit
je lévite
au-dessus de mon corps
se dessine une forme
indistincte qu'on m'empêche
de rendre
j'observe que son âme est nue
elle est pure elle est tendre
et s'échappe par tous les pores
de la peau de cet homme
si je jette un rapide coup d'œil
en arrière
sur les ruines sur les cendres
les vestiges d'une vie à moitié effacée
le temps par années
marqué par le deuil
emporté par l'amer
n'a de cesse de nous prendre
et de nous condamner
on se protège on garde espoir
on cache dans le fond de sa poche
un gri-gri
sous son gilet pare-balles
une mèche
des morceaux de mémoire
pour se donner du courage
qu'on entasse dans une malle
comme une éponge trop sèche
oubliée dans un vieux tiroir
c'est le vide-greniers de la vie celui d'un autre âge
mais toutes les amulettes du monde
sont impuissantes sitôt qu'elle approche
la fin de l'histoire
la mort comme un sonar
on appelle ça le destin
la croisée des chemins
ça dépend des paroisses
de la position sur la carte
et des mouvements du cœur
rien d'autre qu'une peau de chagrin
recroquevillée qui se rétracte
chaloupée par le son d'une feuille que l'on froisse
puisqu'il ne faut plus avoir peur
tout a passé si vite
les gens les années les endroits
le temps comme une flèche
a filé vers une cible inconnue
maintenant je suis droit
je lévite
au-dessus de mon corps
se dessine une forme
indistincte qu'on m'empêche
de rendre
j'observe que son âme est nue
elle est pure elle est tendre
et s'échappe par tous les pores
de la peau de cet homme
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
6 commentaires
debbie · le jeudi 21 février 2019 à 10:17
Belle journée
Amitié poétique
Debbie
liameliavq · le jeudi 21 février 2019 à 11:36
Bravo et merci pour ce texte sublime Soilon.
Amitiés.
LN.
Susan* Coquelicot * · le jeudi 21 février 2019 à 11:46
Très joli poème sur les cicatrices du temps qui passe ...
Merci c'est très bien écrit !
Belle journée Soilon !
Amicalement.
Susan
soilon · le mercredi 27 février 2019 à 22:13
Bonne soirée à toi.
Amitiés.
soilon · le mercredi 27 février 2019 à 22:14
Ton commentaire me fait rougir, je t'en remercie.
Amitiés.
soilon · le mercredi 27 février 2019 à 22:16
Merci à toi aussi, ton commentaire me fait chaud au cœur.
Amitiés.
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.