La nuit
La nuit est si silencieuse et si bruyante à la fois. Silencieuse parce qu'aucun réel son ne s'y échappe. Tout est calme, presque figé, immobile... Tout est comme bloqué, enfermé. Il y a parfois cette impression d'emprisonnement, d'étouffement. Le ciel est sombre, les rues sont désertes, les lumières sont éteintes, tout le monde se repose et se remet de ses folies journalières. C'est comme un espace hors du temps... et pourtant, moi, je suis éveillée. Étrangement, je n'avais jamais réellement saisi l'impact de ce silence, c'est un silence vertigineux, presque chaotique. Un silence qui produit l'effet d'un brouhaha chez moi ! Singulier. Un son silencieux ou bien ... un silence sonore ! C'est cela, un silence qui transperce mon âme, qui la révèle parfois. C'est un silence qui me maintien éveillée, parce qu'il m'oppresse, il me lacère vicieusement. J'ai l'impression d'entendre la mort. La mort. Un silence à jamais, parmi l'ambiance quotidienne. La nuit est un monde à part, au-delà du temps... Un espace confiné et oppressant qui pourtant me révèle à moi-même. Mais alors, de quoi ai-je peur réellement ? De la nuit et de son silence ou ai-je peur de moi plutôt ? Moi qui ne me révèle à moi même que parmi le silence ambiant ? Et ce chaos que je ressens ? Serait-ce l'effet de ma réflexion tortueuse ?
La nuit est tellement singulière. Mon esprit se métamorphose. J'ai l'impression d'être une autre. Comme c'est étrange. La nuit n'est rien d'autre qu'un côté de la terre mal éclairé, il n'y a rien de fou à cette théorie. Pourquoi l'éclairage ou non du soleil me met dans un tel état ? Après tout, c'est comme allumer ou éteindre une lumière. Rien n'a fondamentalement changé si ce n'est la présence ou non d'un amas de photons. Et pourquoi cela impacte-t-il autant sur moi ? Sur mon âme, même... Je ressens comme une lourde pression qui pèse sur moi, comme si je me dirigeai vers un trou noir, vers un enfoncement constant dans le rien. C'est cela qui est percutant ! La peur du rien ! La peur de devoir faire face à la finitude, à la solitude. La nuit est un endroit froid et calme, étonnamment calme. Peut-être que ce calme se perçoit comme un brouhaha parce que le brouhaha est notre quotidien. Peut-être même est-ce un effet de notre cerveau pour garder un semblant de vie ! La vie ! Et échapper au rien, à la mort...
La nuit est tellement singulière. Mon esprit se métamorphose. J'ai l'impression d'être une autre. Comme c'est étrange. La nuit n'est rien d'autre qu'un côté de la terre mal éclairé, il n'y a rien de fou à cette théorie. Pourquoi l'éclairage ou non du soleil me met dans un tel état ? Après tout, c'est comme allumer ou éteindre une lumière. Rien n'a fondamentalement changé si ce n'est la présence ou non d'un amas de photons. Et pourquoi cela impacte-t-il autant sur moi ? Sur mon âme, même... Je ressens comme une lourde pression qui pèse sur moi, comme si je me dirigeai vers un trou noir, vers un enfoncement constant dans le rien. C'est cela qui est percutant ! La peur du rien ! La peur de devoir faire face à la finitude, à la solitude. La nuit est un endroit froid et calme, étonnamment calme. Peut-être que ce calme se perçoit comme un brouhaha parce que le brouhaha est notre quotidien. Peut-être même est-ce un effet de notre cerveau pour garder un semblant de vie ! La vie ! Et échapper au rien, à la mort...
3 commentaires
songeusedenuit · le jeudi 27 septembre 2018 à 02:57
Une petite pensée nocturne. La nuit a un quelque chose de particulier. Elle peut être le lieu des plus beaux songes comme le lieu de tous les maux.
henridurtal · le vendredi 28 septembre 2018 à 07:50
songeusedenuit · le vendredi 28 septembre 2018 à 23:07
Amitiés
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