Maison de Santé !...

Un grand portail blanc,
Des barreaux aux fenêtres,
L’accueil se fait avec un grand sourire,
Puis l’attente d’un psychiatre,
On ouvre et on ferme les portes à clef,
Impossible de s’échapper,
On devient livide,
On sourit,
Au passé qui nous amène,
Dans un présent d’un autre temps.
Le temps va-t-il s’arrêter ?
On ne pense plus au futur,
Il est bien trop loin,
Lui aussi fermé à clef,
Vient la peur,
Tomber dans la folie,
Ces femmes qui crient,
Leurs yeux ne regardent que leurs pieds,
Elles ont perdu leur liberté,
Matin, midi, soir,
Passage obligé,
A l’infirmerie pour les cachets,
Pour oublier leurs folies,
Pour apaiser ou faire mourir,
Leurs angoisses,
Les empêcher de vivre,
Les faire végéter dans leur silence,
Ne pas réveiller leurs démons,
Tuer leurs violences,
Tuer leurs folies,
Tuer cette infime étincelle dans leurs yeux,
Tuer le reste de vie,
Le reste de conscience,
Qui pourrait les amener,
Tout droit au suicide,
Femmes devenues extra-terrestre,
Femmes d’un autre monde,
Qui s’agressent du regard,
Se haïssent du petit bonheur de l’autre,
Se guettent comme des proies,
A l’affût d’un combat,
Elles deviennent meute,
Dominatrices, parfois soumises,
Leurs regards rodent,
Assoiffés de sang,
Elles deviennent prisonnières
Du nom de l’établissement,
« Maison de Santé Psychiatrique »…
-------------
« Il se sentait si seul dans ce désert que parfois, il marchait à reculons. Pour voir quelques traces devant lui ». Hortense Vlou.
-------------
Petite Salade se sentait si seule dans sa prison, qu’elle a du faire couler un petit filet de sang sur son poignet droit, un soir d’Août 2008.
Savoir s’il y avait encore de la vie dans son corps qui se mourrait.
Ce corps téléchargé dans cette maison de santé, où une place l’attendait.
Ne plus revivre vingt-trois ans d’enfer, patienté, attendre le moment d’entrer dans son nouveau Paradis d’Amour.
Six semaines d’attente, de désespoir, dans ce monde qui n’était pas le sien, mais ce monde qui lui offrait une petite place, en attente de ces nouvelles années Bonheur.
L’Amour lui fera oublier son enfer…
A. 19.09.08-24
Des barreaux aux fenêtres,
L’accueil se fait avec un grand sourire,
Puis l’attente d’un psychiatre,
On ouvre et on ferme les portes à clef,
Impossible de s’échapper,
On devient livide,
On sourit,
Au passé qui nous amène,
Dans un présent d’un autre temps.
Le temps va-t-il s’arrêter ?
On ne pense plus au futur,
Il est bien trop loin,
Lui aussi fermé à clef,
Vient la peur,
Tomber dans la folie,
Ces femmes qui crient,
Leurs yeux ne regardent que leurs pieds,
Elles ont perdu leur liberté,
Matin, midi, soir,
Passage obligé,
A l’infirmerie pour les cachets,
Pour oublier leurs folies,
Pour apaiser ou faire mourir,
Leurs angoisses,
Les empêcher de vivre,
Les faire végéter dans leur silence,
Ne pas réveiller leurs démons,
Tuer leurs violences,
Tuer leurs folies,
Tuer cette infime étincelle dans leurs yeux,
Tuer le reste de vie,
Le reste de conscience,
Qui pourrait les amener,
Tout droit au suicide,
Femmes devenues extra-terrestre,
Femmes d’un autre monde,
Qui s’agressent du regard,
Se haïssent du petit bonheur de l’autre,
Se guettent comme des proies,
A l’affût d’un combat,
Elles deviennent meute,
Dominatrices, parfois soumises,
Leurs regards rodent,
Assoiffés de sang,
Elles deviennent prisonnières
Du nom de l’établissement,
« Maison de Santé Psychiatrique »…
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« Il se sentait si seul dans ce désert que parfois, il marchait à reculons. Pour voir quelques traces devant lui ». Hortense Vlou.
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Petite Salade se sentait si seule dans sa prison, qu’elle a du faire couler un petit filet de sang sur son poignet droit, un soir d’Août 2008.
Savoir s’il y avait encore de la vie dans son corps qui se mourrait.
Ce corps téléchargé dans cette maison de santé, où une place l’attendait.
Ne plus revivre vingt-trois ans d’enfer, patienté, attendre le moment d’entrer dans son nouveau Paradis d’Amour.
Six semaines d’attente, de désespoir, dans ce monde qui n’était pas le sien, mais ce monde qui lui offrait une petite place, en attente de ces nouvelles années Bonheur.
L’Amour lui fera oublier son enfer…
A. 19.09.08-24
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13 commentaires
Imparfait · le samedi 7 novembre 2015 à 10:56
L'important est de se relever pour montrer à celui qui a provoqué ça qu'il ne gagnera jamais car mourir serait un trop cadeau.
Bon week-end Stella,
Amitiés
Stella · le samedi 7 novembre 2015 à 20:18
Et en plus la Vie est un Cadeau...
Merci d'avoir déposer tes mots.
Amitié vers Toi.
Stella.
domidom · le samedi 7 novembre 2015 à 22:15
Grâce à mon toubib, j'ai tout fait pour m'en sortir, j'ai gagné, ensuite, j'ai trouvé l'amour et un grand bonheur....
La vie est belle Stella, moi, j'aimerais qu'elle soit éternelle...
Je te souhaite un immense bonheur....
Amitiés, Domie...
guillaume · le samedi 7 novembre 2015 à 22:40
Stella · le dimanche 8 novembre 2015 à 09:50
Amitié vers Toi Domie.
Bon dimanche.
Stella.
Stella · le dimanche 8 novembre 2015 à 09:54
Bon courage.
Stella.
guillaume · le dimanche 8 novembre 2015 à 16:10
Stella · le dimanche 8 novembre 2015 à 16:44
Stella.
guillaume · le lundi 9 novembre 2015 à 01:32
guillaume · le lundi 9 novembre 2015 à 01:40
guillaume · le lundi 9 novembre 2015 à 11:50
guillaume · le mardi 10 novembre 2015 à 01:12
Noelette · le jeudi 12 novembre 2015 à 11:56
Ta description est remarquable. Vois tu m'a soeur avait été hospitalisée dans un hôpital psychiatrique à Beaugency pendant quelques années mais par la grâce de Dieu elle se porte bien maintenant et viendra bientôt à Maurice. Mais tout le monde n'a pas cette change.
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