L’aube enneigée

Il neigeait,
J’étais émerveillée par le paysage.
L’hiver n'était pas terminé, le froid glaçait mon visage.
L’aube était là, je regardais les traces des petits pas de Neiji
Nous marchions, seuls dans le jardin. Comme il a vieilli …!
Je suis songeuse.
Il mange la neige ; je l’admire comme au premier jour.
Qu’il profite, il est tôt, les voisins ne sont pas éveillés ; il court.
Nous jouons, ces moments de bonheur nous les partageons
Le jour se lève ; j’ai froid, je ressens en moi un petit tourbillon.
Il neige,
Je pense à cette matinée où nous étions heureux…
Je suis triste, la neige est abondante, il me manque, je vois encore ses grands yeux.
L’aube est là ; je regarde le paysage. C’est magnifique, je baisse mes paupières.
Je vois Neiji, frétillant sur ses petites pattes, sa petite langue de travers.
J’ouvre mes yeux, il neige encore et dans ma tête défilent tous nos souvenirs.
Il neige,
L’aube est encore là ; je suis seule dans le jardin. J’ai envie de crier et de m’enfuir …
Susan le 20 février 2016
****************
Illustration photo : Susan
Promenade matinale de Neiji le 20 janvier 2013 …
****************
Illustration musicale : Erik Satie.
Première Gymnopédie : Lent et douloureux par Daniel Varsano
https://www.youtube.com/watch?v=haZBhzrxMC4
J’étais émerveillée par le paysage.
L’hiver n'était pas terminé, le froid glaçait mon visage.
L’aube était là, je regardais les traces des petits pas de Neiji
Nous marchions, seuls dans le jardin. Comme il a vieilli …!
Je suis songeuse.
Il mange la neige ; je l’admire comme au premier jour.
Qu’il profite, il est tôt, les voisins ne sont pas éveillés ; il court.
Nous jouons, ces moments de bonheur nous les partageons
Le jour se lève ; j’ai froid, je ressens en moi un petit tourbillon.
Il neige,
Je pense à cette matinée où nous étions heureux…
Je suis triste, la neige est abondante, il me manque, je vois encore ses grands yeux.
L’aube est là ; je regarde le paysage. C’est magnifique, je baisse mes paupières.
Je vois Neiji, frétillant sur ses petites pattes, sa petite langue de travers.
J’ouvre mes yeux, il neige encore et dans ma tête défilent tous nos souvenirs.
Il neige,
L’aube est encore là ; je suis seule dans le jardin. J’ai envie de crier et de m’enfuir …
Susan le 20 février 2016
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Illustration photo : Susan
Promenade matinale de Neiji le 20 janvier 2013 …
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Illustration musicale : Erik Satie.
Première Gymnopédie : Lent et douloureux par Daniel Varsano
https://www.youtube.com/watch?v=haZBhzrxMC4
13 commentaires
Susan (Coquelicot ) · le lundi 5 février 2018 à 18:23
J’ai écrit ce poème, un matin de février, alors qu’il avait neigé toute la nuit…
henridurtal · le lundi 5 février 2018 à 18:46
Nous, on aimerait bien un peu de neige
, ou de givre, comme le 31 décembre 2016 que j'ai évoqué par ailleurs il y a quelques mois.
Rêveuse · le lundi 5 février 2018 à 18:47
Tu te souviens de Neiji et le jour où tu l'as écrit le maque est venu marquer sa tristesse et même ta détresse!
C'est beau et touchant et l'on sent ta grande sensibilité qui marque tous tes écrits!
je t'embrasse avec amitié, sensible Susan
La Mouche Nounouche · le lundi 5 février 2018 à 18:54
Amitiés Yves
mariepaule · le lundi 5 février 2018 à 21:25
On éprouve ta double émotion bonheur et tristesse en lisant tes vers et la répétition de "il nerge" donne une force supplémantire dans le ressenti
Bravo Susan
Beau réveil et douce journée
Bisous
Marie
domidom · le mardi 6 février 2018 à 10:15
C'est un bel hommage que tu rends à ton petit chien à travers ce poème...
Je t'embrasse fort, Domie.
Ivy · le mardi 6 février 2018 à 10:38
Le d'aujourd'hui est propice à cet hommage touchant.
Bisous
guillaume · le mardi 6 février 2018 à 12:46
Susan (Coquelicot ) · le mercredi 7 février 2018 à 05:50
Merci pour vos gentils commentaires qui me touchent beaucoup, l’absence de ce petit compagnon est souvent très pesante …
Certains diront que ce n’est qu’un petit animal, mais ce n’est pas ainsi que je le vois, c’est avant tout un petit compagnon qui aura fait un bout de chemin avec nous et de ce faite, il fait partie de la famille et c’est toujours une tristesse lorsqu’il nous quitte … !
Neiji est resté chez nous 18 ans ….🐶
D’autant que nous avons toujours eu un chien et des chats et quand Neiji est parti , nous avons décidé de ne plus avoir de chien !
Lorsque nous nous promenons, nous évoquons très souvent nos toutous de notre passé …
Á chaque fois que le temps est neigeux, je me revois, avec mon petit chien profitant des plaisirs de la neige, tôt le matin rien que nous deux, avant que je parte travailler …
Aujourd’hui, Paris est recouvert de neige, les paysages sont magnifiques et la neige donne à la nuit une très belle luminosité …
Il est tout juste 6 heures du matin, en regardant par ma fenêtre, je vois les parisiens qui promènent déjà leurs toutous ….
Promis Yves, la prochaine fois, je posterais un poème qui sera plus joyeux …
Bonne journée, bises amicales. Susan
http://www.mespoemes.net/susanchevalier
Michel (Signes de Vie) · le mercredi 7 février 2018 à 10:20
Ce jour silencieux d’un vide insupportable,
Je suis là, à baver quelques mots sur la table,
En te suivant des yeux, t’envoler vers un ciel
Trop éloigné d’ici. Mon cœur caractériel
Saigne comme c’est con j’ai les yeux tout mouillés,
Pourtant j’ai l’habitude, des moments cafouillés,
Je raconte pas tout c’est même pas la peine,
Mais je me souviens bien, comme giclait la Seine
Lorsque tu y glissais de joie à l’autre rive
Vers nos amis présents à ta quête olfactive.
Qui m’aurait fait douter d’un vide aussi profond,
Je ne le savais pas, mais je monte le son
Des images laissées de partout par les traces
De ton langage à toi, quand tu occupais l’espace
Toujours de ta façon d’exprimer quelque chose,
De ton regard bavard profond de chaque pause,
Compagnon bien mieux que de fausses amitiés,
Sans jamais rien trahir, sans faux airs de pitié,
De tous les sentiments tu savais te montrer
A l’exacte mesure de l’instant rencontré.
Ce jour silencieux d’un vide insupportable,
Je suis là, à baver quelques mots sur la table,
Et triste à en crever, faudra bien que ça passe
Mais ce soir je suis naze. Que veux-tu que j’y fasse,
Je n’ai envie de rien, je n’ai besoin de rien,
Lamentable, avachi comme plus rien ne vient
Combler un petit peu de ce vide insolent,
Je suis pris de nausées, de spasmes violents
Dans la mélancolie qui submerge mes rêves,
Qui viennent s’assécher dans un monde ou tout crève.
Qui m’aurait dit cela que je n’attendais pas,
Ce vide que tu laisses que tu meublais de ta
Présence familière, tes pas feutrés de loup,
Plus rien de ça, plus rien, j’en accuse le coup
Je rirai plus de toi, ne m’amuserai plus
A te voir joyeuser des blues, comme un reclus,
Je m’enferme ce soir dans un monde enfermé
Où restent des images encore, inanimées,
Là où tu bondissais, bien vivant et agile,
Tout devient immobile et fade et bien fragile.
Ce jour silencieux d’un vide insupportable,
Je suis là, à baver quelques mots sur la table,
En te suivant des yeux, t’envoler vers un ciel
Trop éloigné d’ici. Mon cœur caractériel
Saigne comme c’est con j’ai les yeux tout mouillés,
Pourtant j’ai l’habitude, des moments cafouillés
Je raconte pas tout, c’est même pas la peine,
Mais je me souviens bien, comme giclait la Seine
Lorsque tu y glissais de joie à l’autre rive
Vers nos amis présents à ta quête olfactive.
Qui m’aurait dit cela que des sentiments tombent
Par-terre pantelants des soirs en catacombes… ! "
http://www.mespoemes.net/signesdevie
Susan (Coquelicot ) · le dimanche 18 février 2018 à 06:06
scorpionne · le mercredi 23 mai 2018 à 12:56
Un poème plein d'émotions, des souvenirs à la fois heureux et douloureux. Le leitmotiv "il neige" apporte un plus à l'intensité qui émane de tes vers.
Belle journée Susan.
Avec toutes mes amitiés,
Jocelyne
Susan* Coquelicot * · le vendredi 1 juin 2018 à 08:01
C'est vrai que j'étais très émue lorsque j'ai écrit ce poème !
Merci Jocelyne et belle journée à toi.
Très amicalement.
Susan
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