Le clochard

Le clochard
(Souvenir réel de mon enfance)
(un fond de tiroir un écho à Marie-Rose)
Oh ! Pauvre clochard comme on disait dans ce temps
Je le revois encore dans mes souvenirs
Dans son vieux manteau troué assis sur le banc
Sur ses lèvres un mégot comme seul plaisir.
Dans le froid de l’hiver un bonnet sur la tête
Avec sa grande barbe blanche il m’a fait peine
Sur, que pour lui ne comptaient pas ces jours de fêtes
Enfant que j’étais, j’ai couru vers lui sereine.
Je me suis arrêtée, j’ai voulu l’embrasser
De son visage barbu j’ai lu un sourire
Quelque peu étonné, ses grands yeux ont brillé
De sa gorge étranglée est sorti un soupir.
Par prudence ma mère est venue me chercher
Comment pouvais-je savoir que ce pauvre vieux
Etait si différent, fallait pas s’approcher
Sa vie c’était la rue, c’était un piètre gueux.
Quand arrive l’hiver, il m’arrive souvent
De penser à cet être, ce pauvre clochard
Nul ne connaissait sa vie à cet indigent
Je suis donc repartie le suivant du regard.
Quand on se rencontrait, nos yeux se souriaient
Je n’avais pas le droit de lui serrer la main
Oh ma mère ! Pourquoi elle me rapportait
Qu’il était sale, son corps n’était pas sain.
En grandissant j’ai su, que sous les ponts vivaient
Des miteux comme lui, ses amis de la rue
J’étais triste en silence quand je le croisais
Et puis un jour voilà, je ne l’ai plus revu.
Là, où loge son âme depuis si longtemps
Est-il devenu ce qu’on peut dire veinard ?
Ses pensées vers moi vont elles de temps en temps ?
Je ne l’oublierai jamais mon petit clochard.
Macha...
(Souvenir réel de mon enfance)
(un fond de tiroir un écho à Marie-Rose)
Oh ! Pauvre clochard comme on disait dans ce temps
Je le revois encore dans mes souvenirs
Dans son vieux manteau troué assis sur le banc
Sur ses lèvres un mégot comme seul plaisir.
Dans le froid de l’hiver un bonnet sur la tête
Avec sa grande barbe blanche il m’a fait peine
Sur, que pour lui ne comptaient pas ces jours de fêtes
Enfant que j’étais, j’ai couru vers lui sereine.
Je me suis arrêtée, j’ai voulu l’embrasser
De son visage barbu j’ai lu un sourire
Quelque peu étonné, ses grands yeux ont brillé
De sa gorge étranglée est sorti un soupir.
Par prudence ma mère est venue me chercher
Comment pouvais-je savoir que ce pauvre vieux
Etait si différent, fallait pas s’approcher
Sa vie c’était la rue, c’était un piètre gueux.
Quand arrive l’hiver, il m’arrive souvent
De penser à cet être, ce pauvre clochard
Nul ne connaissait sa vie à cet indigent
Je suis donc repartie le suivant du regard.
Quand on se rencontrait, nos yeux se souriaient
Je n’avais pas le droit de lui serrer la main
Oh ma mère ! Pourquoi elle me rapportait
Qu’il était sale, son corps n’était pas sain.
En grandissant j’ai su, que sous les ponts vivaient
Des miteux comme lui, ses amis de la rue
J’étais triste en silence quand je le croisais
Et puis un jour voilà, je ne l’ai plus revu.
Là, où loge son âme depuis si longtemps
Est-il devenu ce qu’on peut dire veinard ?
Ses pensées vers moi vont elles de temps en temps ?
Je ne l’oublierai jamais mon petit clochard.
Macha...
9 commentaires
mariepaule · le mercredi 15 janvier 2020 à 16:41
Le plus triste est de ne pas pouvoir donner un nom à une personne.
Le simple fait de lui faire un sourire devait lui faire du bien...
Bisous de mon havre de paix
Marie
fevrier · le mercredi 15 janvier 2020 à 17:35
Excellente poésie très touchante avec le regard d'un jeune enfant..
J'ai connu un clochard avec qui je parlais très souvent. Il déambulait avec sa charrette de sa fabrication.
Il me disait : "C'est ma cuisine, ma salle à manger , .
Excellente poésie très émouvante
avec le regard d'un jeune enfant - vous - J'ai connu un clochard avec qui je parlais très souvent. Il déambulait avec sa charrette de sa fabrication. Il me disait :" C'est ma cuisine, ma salle à manger, ma chambre à coucher".
Alors que je lui demandais :"vous n'avez pas froid ?". Il m'a répondu
"Je sue". Je n'ai jamais oublié cette personne qui était d'origine Espagnole et qui avait fuit "FRANCO".
Amicalement.
fevrier · le mercredi 15 janvier 2020 à 17:38
Mille excuses pour ce blanc dans mon exposé.
Amicalement.
susan*coquelicot* · le jeudi 16 janvier 2020 à 08:14
Merci pour ce poème qui ne laisse pas indifférent ...
Quand on était enfant , ces personnes nous les appelions des clochards ...Ce nom a disparu , mais hélas ces gens toujours là et ils sont de plus en plus nombreux ...
La misère est grandissante et aujourd'hui on les appelle des SDF ...
Merci Macha pour ce regard d'enfant !
Je te fais des bisous en te souhaitant une douce journée.
aurorefloreale · le jeudi 16 janvier 2020 à 09:06
Tu étais jeune et innocente
Et cela ton clochard, mon amie, l'a senti
Et endolori , il a souri au milieu de sa nuit
Macha · le dimanche 19 janvier 2020 à 11:50
Hélas en l'an 2020 ils sont de plus en plus nombreux.... quand j'étais enfants ils étaient quatre sous le Pont en banlieue parisienne.... ils nous faisaient signe quand on passait et les regardait du pont.... merci pour ton commentaire...passe un bon dimanche.... e t'embrasse amicalement de ma baie de somme.... macha...
Macha · le dimanche 19 janvier 2020 à 11:52
Eh oui dans ce temps on leur parlait...souriaient .... une petite pièce ils étaient contents.... notre temps n'a plus rien de ceci... bon dimanche amicalement...macha...
Macha · le dimanche 19 janvier 2020 à 11:56
exactement on les appelait ainsi... ce pour quoi mon "petit clochard"...comme je dis à Marie...inadmissible en 2020 de les voir encore dans la rue....et silence sur eux.... où l'époque à d'autres préoccupation pour le moment...grève.... bon dimanche ma douce susan....gros bisous de moi....macha....
Macha... · le dimanche 19 janvier 2020 à 11:58
merci pour tes mots sur les miens.... c'est tout à fait ça.... tu vois déjà enfant je détestais l'injustice..... bisous amie Aurore.... macha...
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