Le Laboureur ( William CHAPMAN )

Le Laboureur
Derrière deux grands boeufs ou deux lourds percherons,
L'homme marche courbé dans le pré solitaire,
Ses poignets musculeux rivés aux mancherons
De la charrue ouvrant le ventre de la terre.
Au pied d'un coteau vert noyé dans les rayons,
Les yeux toujours fixés sur la glèbe si chère,
Grisé du lourd parfum qu'exhale la jachère,
Avec calme et lenteur il trace ses sillons.
Et, rêveur, quelquefois il ébauche un sourire :
Son oreille déjà croit entendre bruire
Une mer d'épis d'or sous un soleil de feu ;
Il s'imagine voir le blé gonfler sa grange ;
Il songe que ses pas sont comptés par un ange,
Et que le laboureur collabore avec Dieu.
William CHAPMAN (1850-1917)
3 commentaires
odradek · le mardi 2 juillet 2013 à 20:08
http://www.mespoemes.net/odradek
salus · le mardi 2 juillet 2013 à 21:50
Ouaip !
superbe poème, encore que "bruire" en diérèse m'écorche le cerveau !
Quand à la mer d'Epidore, c'est déjà la mer Egée ! (mais l'a-t-il fait exprès ?)
Amitiés
Salus
Collectif · le mardi 2 juillet 2013 à 22:10
Pour Odradek:
Personnellement je n'attends rien, mais des commentaires par rapport aux auteurs proposés peuvent m'aider à orienter les recherches.
Amitié
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