Regrets sur la mort du Rondeau (Vincent VOITURE)

Regrets sur la mort du Rondeau
Pleurez mes yeux, et vous fondez en eau,
Toute ma joie est enclose au tombeau.
Un jeune enfant, ma chère nourriture
Vient d'être mis dans cette sépulture.
Qui le croirait ! c'est le petit Rondeau.
Je fus son père, et sa mère Isabeau.
Ô vous jadis qui le vîtes si beau,
Chaste Julie, après cette aventure,
Pleurez.
Et toi, Phébus, trace de ton pinceau
Dessus sa tombe un superbe tableau,
Où soient dépeints en moult belle figure
Les plus hauts faits du feu petit Voiture ;
Pour vous, passants, voyant cet écriteau,
Pleurez.
Vincent VOITURE (1597-1648)
Pleurez mes yeux, et vous fondez en eau,
Toute ma joie est enclose au tombeau.
Un jeune enfant, ma chère nourriture
Vient d'être mis dans cette sépulture.
Qui le croirait ! c'est le petit Rondeau.
Je fus son père, et sa mère Isabeau.
Ô vous jadis qui le vîtes si beau,
Chaste Julie, après cette aventure,
Pleurez.
Et toi, Phébus, trace de ton pinceau
Dessus sa tombe un superbe tableau,
Où soient dépeints en moult belle figure
Les plus hauts faits du feu petit Voiture ;
Pour vous, passants, voyant cet écriteau,
Pleurez.
Vincent VOITURE (1597-1648)
1 commentaire
salus · le mardi 20 août 2013 à 08:26
Triste, et bien carrossé !
Amitié,
Salus
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