A mes hirondelles ( Reine GARDE )

A mes hirondelles
L'hiver au doux printemps vient de céder la place,
Mars de sa tiède haleine a réchauffé l'espace,
La prairie étale ses fleurs :
Revenez donc, mes hirondelles,
Ne me soyez point infidèles,
Revenez, le bruit de vos ailes
A l'instant suspendra mes pleurs.
Laissant au rossignol les arbres du bocage,
Dans mes vases garnis de fleurs et de feuillage,
Gazouillez du matin au soir.
Je veux que chacune en dispose,
Et pour mieux becqueter la rose,
La giroflée à peine éclose,
Penchez-vous sur mon arrosoir.
Reine GARDE (1810-1887)
L'hiver au doux printemps vient de céder la place,
Mars de sa tiède haleine a réchauffé l'espace,
La prairie étale ses fleurs :
Revenez donc, mes hirondelles,
Ne me soyez point infidèles,
Revenez, le bruit de vos ailes
A l'instant suspendra mes pleurs.
Laissant au rossignol les arbres du bocage,
Dans mes vases garnis de fleurs et de feuillage,
Gazouillez du matin au soir.
Je veux que chacune en dispose,
Et pour mieux becqueter la rose,
La giroflée à peine éclose,
Penchez-vous sur mon arrosoir.
Reine GARDE (1810-1887)
3 commentaires
Guy · le lundi 3 mars 2014 à 22:15
"C'était la poésie à l'état de premier instinct, la poésie populaire, telle qu'elle est partout où elle commence dans le peuple, même quand on ne lui prête pas encore la voix de l'art. Une monotonie triste, une romance à trois notes, sept ou huit images pour exprimer l'infini."
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http://www.mespoemes.net/renato
salus · le lundi 3 mars 2014 à 23:19
rivaudais · le mardi 4 mars 2014 à 00:02
http://www.mespoemes.net/rivaudais
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