Cristallin sidéral ( Salus )
CRISTALLIN SIDÉRAL
Des vapeurs du ciel, à l’horizon barré,
Dieu brillait, brûlant l’aurore de ses rages !
Là-bas la montagne émergeait des nuages ;
Le jour ouvrait, immense, un mufle effaré ;
… Et l’eau tombait sur l’âme, en larmes de pluie.
A ces plis de planète, un vague or s’ourlait,
Feux ardents, saignant d'un galop grandiose,
Que leurs perspectives à l’albe fuite, ose
Consteller d’écume, et, pourpre sous le lait,
Cette déchirure ! où le grand œil s’appuie.
La fraîcheur humide, irisant la clarté
Comme un cri de lumière au monde naissant,
Cinq cent millième cycle ! un sexe de sang
Monte où reflue, O lune ! ainsi qu’ Astarté,
L’ombre, un œuf nocturne en des affres de suie…
Tout dégouttant d’azur, Phœbus soulevait,
Basculait le monde, énorme, sur son axe ;
Et tout se teintait d’étincelles de saxe !
L’aurore transie, ici, d’éclats se vêt,
Puis de crêtes en pics, l’eau s’élève, enfuie.
Salus
http://www.mespoemes.net/salus
Des vapeurs du ciel, à l’horizon barré,
Dieu brillait, brûlant l’aurore de ses rages !
Là-bas la montagne émergeait des nuages ;
Le jour ouvrait, immense, un mufle effaré ;
… Et l’eau tombait sur l’âme, en larmes de pluie.
A ces plis de planète, un vague or s’ourlait,
Feux ardents, saignant d'un galop grandiose,
Que leurs perspectives à l’albe fuite, ose
Consteller d’écume, et, pourpre sous le lait,
Cette déchirure ! où le grand œil s’appuie.
La fraîcheur humide, irisant la clarté
Comme un cri de lumière au monde naissant,
Cinq cent millième cycle ! un sexe de sang
Monte où reflue, O lune ! ainsi qu’ Astarté,
L’ombre, un œuf nocturne en des affres de suie…
Tout dégouttant d’azur, Phœbus soulevait,
Basculait le monde, énorme, sur son axe ;
Et tout se teintait d’étincelles de saxe !
L’aurore transie, ici, d’éclats se vêt,
Puis de crêtes en pics, l’eau s’élève, enfuie.
Salus
http://www.mespoemes.net/salus
9 commentaires
domi · le jeudi 30 juillet 2015 à 08:45
marine · le jeudi 30 juillet 2015 à 10:20
Michel (Signes de Vie) · le jeudi 30 juillet 2015 à 10:34
Tu t'est fais détourné par où ???
Salus · le jeudi 30 juillet 2015 à 12:43
Je sors d'un spleen littéraire
Qui m'a fait douter beaucoup
De cet itinéraire téméraire
Où je chute à chaque coup !
Michel (Signes de Vie) · le jeudi 30 juillet 2015 à 13:53
domidom · le jeudi 30 juillet 2015 à 20:47
Du très très bon Salus....
Merci pour ce bon choix....
Domie...
Salus · le samedi 1 août 2015 à 19:12
domi/amimots · le lundi 3 août 2015 à 13:27
"le poète et celui qui rajoute le soir la virgule qu'il avait enlevée le matin (ou l'inverse:) tu connais ? c'est de Alain je crois
je te lis Salus... et celui-ci m'avait beaucoup plu (ainsi qu'un autre qu'il faut que je retrouve posté aussi par collectif)...
belle journée!
Collectif · le vendredi 7 août 2015 à 06:12
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